Styles
7 septembre 2021
Styles
7 septembre 2021
Quand la conscience écologique s’éveille, c’est tout l’habitat qui est repensé, bouleversé. Un besoin pressant de revenir aux sources et de se tenir prêt au changement s’exprime dans l’architecture : ruches et termitières à tailles humaines, micro-maisons à la demande, capsules post-apocalyptiques…
Les esthétiques, complètement nouvelles, se dessinent autour du biomimétisme et s’enveloppent de nature. Parallèlement, les containers maritimes, maisons préfabriquées et unités « prêtes à emballer » bourgeonnent pour offrir des alternatives moins polluantes aux bâtiments en béton. Encore plus loin, la collapsolgie et la conquête spatiale inspirent des « cocons spatiaux » prêts à explorer de nouveaux horizons… Bref, la maison du futur se rêve désormais plus petite et isolée, simple et fonctionnelle, mobile et modulaire. Démonstration.
Habitat
Termitière
Esthétique
Biomimétisme
Art de vivre
Nomadisme
Solution
Mars
Les urbains s’évadent des villes pour se reconnecter à l’environnement. Les designers et architectes hybrident le végétal à des constructions modernes qui mettent l’accent sur le biomimétisme et les matériaux naturels : bois, bambou, fibres naturelles… Des édifices isolés et en communion avec la nature qui s’apparentent à des ruches, termitières et cocons à taille humaine.
Dernier exemple en date : Bert, la cabane dans les arbres conçue par le studio autrichien Precht comme une habitation façonnée par la forêt. La structure biomorphique élancée comme un tronc d’arbre se connecte au sol avec une empreinte minime et se fond dans le décor par une façade aux tons neutres. Un îlot à la fois green et design, qui vient souligner les possibilités de la cohabitation entre l’Homme et la nature.
Alors que le nomadisme devient un art de vivre à part entière, les maisons préfabriquées et containers maritimes sont les nouvelles solutions d’habitat polyvalents : autonomes, mobiles et modulables. Des structures qui s’agglomèrent, se montent et se démontent facilement pour embrasser la partance.
Parallèlement, ils représentent une bonne alternative aux constructions en béton extrêmement énergivores, sources de 7 à 8% des émissions mondiales de CO2.
Dans ce sillage, la solution de micro-maisons espagnole Tini conçoit des unités d’habitations compactes et prêtes à l’emploi dans un délai de soixante jours.
Des tiny houses en accord avec le paysage qui les abrite : à l’intérieur le plafond, les murs, l’armoire et la cuisine sont en bois de peuplier OSB, tandis que le comptoir de la salle de bain et les bureaux sur mesure sont fabriqués à partir de pin provenant du nord de l’Espagne.
Un esprit « hors sol » qui se développe aussi dans le retail. Les flagships réutilisent des containers pour mettre en place des concepts de magasins itinérants, facilement réamballables et et déplaçables à travers le monde à l’instar du projet Puma City qui regroupe 24 containers remis à neuf par le studio LOT-EK avec les couleurs de la marque. Dans le genre, il y a aussi le flagship Freitag à Zurich Hardbrücke qui combine 19 containers empilés les uns sur les autres pour s’élever à 26 mètres de hauteur.
La collapsolgie et la conquête spatiale propulsent également la maison vers de nouveaux horizons. L’architecture et l’habitat se schématisent autour des notions d’urgence écologique et de mobilité. Dans cette optique, la maison se transforme en capsules post-apocalyptiques et en vaisseaux spatiaux prêts à atterrir sur une nouvelle planète. Une tendance inspirée de l’époque post-moderne décryptée dans le Trendbook 22/23 Rétro-Fantaisie (disponible en anglais).