À seulement 33 ans, Luke Edward Hall est devenu un véritable phénomène du monde du design. Dandy britannique à l’allure chic et bigarrée, celui qui commence d’abord par se former au sein de de la Central Saint Martins, fait mouche dans chacun des domaines qu’il entreprend. Décorateur, designer, artiste… L’incommensurable fan de Wes Anderson joue même les stylistes en exposant la dernière collection de sa marque Château Orlando au Bon Marché !
Son dernier projet en date ? L’Hôtel Les Deux Gares. L’ancien immeuble bourgeois niché dans une étroite allée du dixième arrondissement de la capitale vient d’inaugurer deux nouvelles suites pour parfaire à son univers décalé. Pour cet écrin haut en couleurs et motifs, le designer s’est inspiré d’un univers entre audace british à la David Hicks, et références au patrimoine français mettant à l’honneur des figures telles que Madeleine Castaing ou Jean Cocteau. Quand l’union de la frog et du rosbeef font bon ménage…!
Quel jour et quelle heure sommes-nous ? Que faites-vous habituellement à ce moment de la semaine ?
« Il est 9h30 et nous sommes jeudi. Normalement, à cette heure-là, je suis dans mon studio qui se trouve dans une dépendance aménagée dans une ferme de la campagne anglaise. »
Quel est votre dernier projet ?
« Je viens de lancer ma marque de vêtements Château Orlando. C’est une marque autour de l’art du tricot. Cette première collection est spécifiquement inspirée par les jardins et cette idée de château médiéval. L’identité visuelle et le design graphique du logo ont été assez inspirés par la typographie et le cinéma des années 1960 et 1970. »
Quel a été le point de départ de l’Hôtel les Deux Gares ?
« Nous avons imaginé un choc vibrant et romantique entre les styles anglais et français. Il y a ma version anglaise du mélange de couleurs et de motifs audacieux et de nombreux clins d’œil au design français tels que des meubles Empire anciens, du papier peint en toile de Jouy, des affiches d’expositions parisiennes vintage… »
Quels matériaux avez-vous utilisés ?
« De tout. Du lin et du velours,du papier peint, du bois pour les meubles…»
Quelles en sont les inspirations ?
Qu’est-ce qui a influencé et façonné vos goûts ?
« Je suis influencée par tellement de choses différentes : la musique (en particulier la pop électronique des années 1980), les mouvements et périodes historiques (le 18e siècle, le Londres des années 1920…), les décorateurs d’intérieur et les artistes du passé…»
Forme, fonction ou fantaisie ?
« Les trois sont importants. Mais pour moi, la fantaisie est primordiale. Je veux faire un travail qui transporte l’imagination. »
Votre madeleine de Proust ?
« L’air marin du bord de mer anglais et l’odeur du fish and chips, ils me rappellent mon enfance…»
3 coups de coeur artistiques ?