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Hôtels & restaurants
Le Capri Hotel à Ojai par Shelter Social Club
Située à une heure de Los Angeles et de Santa Barbara, Ojai (prononcé « Oh-hi ») semble suspendue hors du temps. Cette petite ville californienne embusquée au fond d’une vallée encerclée par les montagnes Topatopa, était autrefois appelée « Awha’y », (« la lune » ou « le nid ») par les Chumash, peuple amérindien de pêcheurs et de cueilleurs.
Le Pink Moment qui teinte les Topatopa de rose et d’or quelques minutes après le coucher du soleil, a attiré des générations de peintres, photographes et cinéastes à Ojai. Aujourd’hui, le village est devenu un repaire de l’élite bohème californienne (que certains décrivent comme symptomatique de la « spiritual gentrification » américaine). Car aujourd’hui, Ojai compte une myriade de retraites de yoga, de centres de méditation et de praticiens en tout genre : acupuncteurs, chamans, thérapeutes par le son…
C’est dans ce cadre unique que s’inscrit le Capri Hotel, l’une des six adresses de la collection d’hôtels Shelter Social Club. Dans un paysage hôtelier californien dominé par le luxe, elle prône un retour au sens de la communauté et de l’expérience, entre passages au Nouvel an lunaire chinois, projections de film, brocantes, rencontres créatives… Le but n’est pas de dormir, mais de se réunir.
Ni boutique-hôtel, ni simple motel, Capri Hotel est un refuge. Bordant l’East Ojai Avenue, l’écrin de style mid-century modern est la propriété la plus ambitieuse de la collection ojaïenne (qui comprend l’Ojai Rancho Inn et l’Hummingbird Inn). Kenny Osehan, fondatrice de Shelter Social Club, souhaite réenchanter de vieilles structures routières. Ici, c’est chose faite. L’hôtel construit en 1963 a été entièrement repensé par un écosystème de créatifs qu’elle a soigneusement choisis.
Dès l’arrivée, la salle de réception donne le ton : cheminée encastrée dans un mur de pierre, atmosphère chaleureuse et intimiste. L’inspiration ? Le design italien des années 60-70. Chambres, piscine, jacuzzi, espaces verts : tout a été reconfiguré pour évoquer une villa méditerranéenne californienne plutôt qu’un motel de bord de route. L’artiste Mattea Perrotta signe l’ensemble des toiles des chambres ainsi que la grande pièce du hall. Le mobilier ponctue l’espace avec précision : luminaires d’Eny Lee Parker, fauteuils de Faye Toogood, assises tubulaires d’Atelier De Troupe, pièces vintage chinées et d’œuvres finement curatées. Shelter Social Club a même développé en collaboration exclusive avec la marque La Tierra Sagrada, une gamme corps et cheveux aux effluves de palo santo. À peine partis, on a déjà envie d’y retourner.


