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Goodmoods

Le mood de

Piet Hein Eek

En plus d’être designer, Piet Hein Eek est un véritable chef d’entreprise. Année après année, le créatif néerlandais a posé les bases de son Piet Hein Eek empire. Piet Hein Eek Hotel, Lobby restaurant, Grand café van Piet Hein Eek… la liste est longue et ne désenfle pas. Ses débuts ? Il les réalise en 1990 avec son projet de fin d’études, Scrap Wood Cupboard, une idée pionnière dans le domaine du design upcyclé. 

 
Adorateur de multiples matières et médiums de travail, attentif à la chaîne de vie d’un produit et indéniable penseur, Piet Eek s’est construit un style dans lequel l’idée à tout autant sa place que l’esthétique. Une recherche permanente de forme et de fond qui le caractérise lui et son parcours…!

Quel jour & heure est-il ? Que faites-vous habituellement à ce moment de la semaine ?

 

« Vendredi  28 janvier, il est 14h et je dessine. Souvent au crayon, j’imagine des objets, particulièrement en ce moment. »

Quel est le point de départ de votre atelier ? 

 

« J’ai commencé en tant que designer, à fabriquer des produits après avoir effectué un cursus à L’académie de Eindhoven. Puis au fur et à mesure des années, j’ai souhaité pouvoir établir un lien du dessin à l’expérience de l’objet. C’est comme ça que j’ai finalement construit un hôtel, un restaurant, une galerie d’art… »

L’expérience physique est donc essentielle à votre atelier ? 

 

« Oui, c’est un de mes buts principaux. Aujourd’hui les gens achètent sur internet, certains produits deviennent des phénomènes mondiaux, avec mon studio j’ai décidé de me concentrer principalement sur les savoir-faire fabriqués par la main de l’homme, le travail réel et matériel avec des matériaux les plus proches du site de production possible et j’ai souhaité les exposer. » 

Combien êtes-vous dans votre entreprise ? 

 

« Environ une centaine. Entre le restaurant, la galerie, l’atelier… »

Un projet que vous aimeriez partager ?

« Et bien l’hôtel Pers Hein Eek. Ça a été le plus intéressant. Tout a été fabriqué sur place et nous avons dû nous adapter à l’ancien bâtiment qui constituait l’hôtel. C’était un grand projet avec d’énormes quantités de matériels. Le but était de créer un bel environnement où les gens se sentent à l’aise. Nous avons installé un bar sur le rooftop de l’hôtel, 13 chambres, une salle de réunion et nous sommes actuellement en train de rénover le Grand Café au rez-de-chaussée. »

Quelle place a l’environnement dans votre travail ? 

 

« Recycler ne signifie pas nécessairement faire du bien à la planète. On peut recycler un objet à l’autre bout du monde puis le faire voyager à l’autre extrémité de la planète et donc laisser une immense empreinte carbone. Le mieux pour moi est d’obtenir un produit le plus écologique possible en utilisant le minimum de matériel le plus proche du site de production. Tout comme il est plus logique d’habiter proche du lieu où l’on travaille. C’est la transparence, et faire du mieux qu’on peut qui compte. »

L’objet idéal ? 

 

« La perfection d’un objet est plus liée à son histoire qu’à ses caractéristiques physiques. L’histoire, son propriétaire peuvent rendre l’objet magnifique sans qu’il le soit fondamentalement. » 

Une gamme de couleur qui vous suit ? 

 

« Je n’en ai pas vraiment. Elles sont importantes pour moi mais jamais le point de départ de mes projets. »

Forme, fonction ou fantaisie ? 

 

« La fonctionnalité doit inclure la beauté et la forme. Un objet est un produit de la nature par ses matériaux et celui qui le fait, l’humain, en est aussi le produit. Et la nature est belle et utile par essence.  »

Un endroit où vous pourriez-retourner régulièrement ? 

 

« Le Moulin et le Four, des espaces que je loue situés en Dordogne sur les collines du Périgord. » 

Des personnes qui vous influencent ? 

« Daniel Kahneman, un auteur israélo-Américain , psychologue et économiste. Il a écrit Thinkink Fast and Slow qui est une œuvre passionnante. Il s’est mis à douter des gens et de leur façon de réfléchir après avoir vécu la seconde guerre mondiale. Je me retrouve également beaucoup dans le travail du designer et architecte Jean Prouvé. Il avait tendance à penser autant comme un ingénieur que comme un créatif. »

MAISON ”LES JOURS MEILLEURS”, 1956 - Jean Prouvé
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